Rozali Badaoui distinguée à l’IEEE ETECOM 2025

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Rozali Badaoui distinguée à l’IEEE ETECOM 2025

Les premiers travaux de thèse de Rozali Badaoui viennent d’être salués par l’obtention du « Best Paper Award » dans la catégorie « formation des ingénieurs » lors de la conférence IEEE ETECOM 2025 sur les tendances émergentes en ingénierie et informatique qui s’est tenue à Bahreïn en octobre dernier.

Déjà diplômée d’un master en management, c’est la passion d’enseigner qui a motivé Rozali Badaoui à entreprendre une thèse de doctorat interdisciplinaire en sciences de l’éducation et en sciences de gestion. 

Quelles sont les technologies les plus efficaces à mettre en œuvre dans l’enseignement supérieur pour une gestion optimale de la salle de classe ? C’est la question à laquelle Rozali Badaoui a choisi de s’attaquer dans le cadre de sa thèse co-encadrée par Nicolas Jullien de l’IMT Atlantique et Klara Kövesi de l’ENSTA, au sein de l’école doctorale SPIN. Pour répondre à cette question, Rozali Badaoui examine dans ses travaux de recherche doctorale l’impact des nouvelles technologies sur la formation des ingénieurs.

Fascinée depuis longtemps par les nouvelles technologies, Rozali Badaoui a déjà publié ses travaux de recherche à la fin de ses études de master notamment lors de la conférence SEFI 2023, où son article a été parmi les trois articles nominés pour le « Best Research Paper Award ». Elle a été particulièrement marquée par la capacité des technologies de pointe à s’adapter à des contextes d’enseignement variés, contribuant ainsi à améliorer l’efficacité des apprentissages. Cet intérêt a naturellement orienté ses travaux de recherche vers l’étude de l’intégration des nouvelles technologies dans l’éducation, en particulier dans la formation des ingénieurs.

Sa recherche doctorale s’inscrit dans l’étude des défis et des opportunités liés à l’intégration des nouvelles technologies dans l’enseignement supérieur.

Rozali Badaoui et son trophée obtenu à l'ETECOM 2025

Elle analyse la manière dont des solutions non technologiques, low-tech et high-tech peuvent être articulées de façon complémentaire afin d’améliorer la gestion de la classe. La gestion de la classe constitue un enjeu central, dans la mesure où elle englobe l’ensemble des stratégies et des pratiques mises en œuvre par les enseignants et les établissements pour créer un environnement d’apprentissage efficace et propice à l’engagement des étudiants (gestion du temps, communication, interactions entre les étudiants, etc.)

Ses travaux de recherche visent à fournir aux enseignants des repères pratiques leur permettant de prendre des décisions pédagogiques éclairées concernant le choix et l’usage des solutions technologiques. À partir des résultats obtenus, elle vise à proposer des recommandations opérationnelles pour une intégration efficace de ces outils, tout en tenant compte des enjeux de confidentialité, de sécurité et d’éthique.

Dans l’article qu’elle a présenté à la conférence IEEE ETECOM 2025, elle s’est concentrée sur la problématique de la protection des données personnelles des étudiants, un sujet qui interroge les choix technologiques des institutions universitaires mais aussi le comportement des étudiants eux-mêmes.

« Les étudiants sont les premiers acteurs de la protection de leurs données personnelles, et ont autant de responsabilité sur cette question que les institutions dans lesquelles ils poursuivent leurs études » confirme Rozali Badaoui.

Mais les institutions académiques jouent bien sûr un rôle structurel dans cette question par le choix des technologies employées et la quantité de données collectées. A l’heure du big data, l’analyse des méthodes d’apprentissage dispose d’outils très efficaces pour mesurer l’engagement des apprenants et des enseignants, détecter les difficultés et les voies d’amélioration, mais au risque de constituer une atteinte à la vie privée des uns et des autres.

« Tout l’enjeu est de trouver un équilibre entre engagement cognitif, émotionnel et respect de la vie privée » poursuit Rozali Badaoui.

Actuellement en deuxième année de thèse, forte de cette première reconnaissance, Rozali est pleinement engagée dans la poursuite de ses recherches sur l’intégration des technologies avancées dans la formation des ingénieurs.

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