Un premier pas prometteur dans le monde de la recherche

International, Recherche, Vie étudiante Numérique

Du 16 au 19 mars se tient à Édimbourg l’événement HRI 2026, une des meilleures conférences internationales sur les interactions humains-robots. Parmi les articles scientifiques retenus pour y être présentés, celui d’un groupe d’étudiants de l’ENSTA qui au départ n’avaient d’autre ambition que de rendre un projet de fin d’études. Avec l’aide de leur professeure, Adriana Tapus, et d’un doctorant, Caio Conti, les 4 étudiants sont parvenus à transformer ce simple projet en article scientifique de premier rang.

Élèves de troisième année du cycle ingénieur généraliste de l’ENSTA, Davy, Gabriel, Guilherme et Nuno ont suivi le cours de Machine Learning pour la robotique dispensé par leur professeure Adriana Tapus : 

Pour valider les acquis de ce cours, plutôt qu’un examen écrit, je demande à mes étudiants de réaliser un projet pratique, de mettre la main à la pâte afin qu’ils se rendent compte de la complexité réelle des interactions entre humains et machines.

Adriana Tapus Professeure ENSTA

Davy, Gabriel, Guilherme et Nuno décident de faire équipe et proposent un projet particulièrement intéressant : mettre au point un robot non seulement capable de trier les déchets domestiques selon les différents circuits de recyclage, mais aussi de détecter les doutes dans la réaction des humains quand ils s’interrogent sur le bien fondé du choix du robot.

"Lors de leur première présentation, le système ne marchait pas avec la fiabilité nécessaire pour ce genre d’application » poursuit Adriana Tapus. « Mais j’ai détecté le fort potentiel du projet et leur ai proposé de rédiger ensemble un article scientifique dans la perspective de HRI 2026, puisqu’il s’agissait typiquement d’une question d’interaction humain-robot. Seul problème, nous n’avions plus que 3 semaines devant nous avant la date limite de soumission du papier ! "

Du côté des étudiants, une fois passé la surprise de la proposition, c’est l’enthousiasme qui l’emporte. Adriana Tapus leur fait rencontrer un de ses doctorants, Caio Conti, afin de les aider à structurer le projet de manière à ce qu’il soit accepté à la conférence.

« Davy, Gabriel, Guilherme et Nuno ont été exemplaires, répondant à toutes les exigences et restant motivés en dépit des défis techniques  » se réjouit la professeure.
 

Adriana Tapus, ENSTA Professor
Davy Araujo Sa Teles
Gabriel Corsi Honorio
Nuno Kuschnaroff Barbosa
Guilherme Gelmi

Pour Davy Araujo Sa Teles, issu de l’Université Fédérale de Campina Grande qui dispense un des meilleurs enseignements en génie électrique du Brésil, venir à l’ENSTA était une opportunité d’approfondir ses connaissances en IA et en conduite autonome.

Gabriel Corsi Honorio, de l’Université Fédérale de Sao Carlos, est pour sa part passionné de robotique depuis le lycée, et c’est la réputation de l’ENSTA dans ce domaine qui l’a amené à rejoindre ses rangs.

Parcours très semblable pour Nuno Kuschnaroff Barbosa, de l’Université d’État de Campinas où il étudiait l’ingénierie du contrôle et de l'automatisation, et venu à l’ENSTA pour se perfectionner en IA et en cyber-physique.

Enfin Guilherme Gelmi, lui aussi de l’Université d’État de Campinas mais en ingénierie informatique, avait participé aux Olympiades robotiques du Brésil quand il était au lycée, et est à venu à l’ENSTA pour ses cours de robotique et systèmes autonomes.

S’ils étaient loin d’imaginer en démarrant ce projet qu’il les amènerait à cosigner leur premier article de recherche, tous se sont pris au jeu en se disant que c’était une belle opportunité qui valait le coup d’être tentée. Pour autant, ces étudiants de troisième année ne sont pas tous encore certains de poursuivre en thèse par la suite.

Un temps de réflexion que comprend Caio Conti, doctorant lui-même et qui a coordonné les travaux de l’équipe. « Tout dépend des objectifs de chacun : si on sait déjà qu’on veut aller travailler dans l’industrie par la suite, il n’est pas nécessaire d’entreprendre une thèse. Mais dans le même temps, et ces étudiants ont pu s’en rendre compte, faire de la science nécessite de se confronter à des difficultés inédites, de revenir avec de nouvelles idées, de nouvelles façons de régler les problèmes. La recherche est donc aussi une excellente école de gestion de projet complexe ! »

Caio Conti

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