Jean-Baptiste, responsable de projets industriels complexes

Alumni
2016
Chargé d'affaires
Diplômé de l’ENSTA, Jean-Baptiste Le Bail s'est forgé une solide expertise scientifique grâce à un doctorat et un postdoctorat en mécanique et fatigue des matériaux. Après avoir exercé comme ingénieur calcul, il évolue aujourd'hui en tant que chargé d'affaires dans une PME. Il y pilote des projets industriels complexes en conciliant simulation numérique, relation client et développement commercial.

Peux-tu nous présenter ton parcours professionnel ?

Depuis l’obtention de mon diplôme de l’ENSTA, mon parcours s’est articulé autour de la recherche en mécanique et la fatigue des matériaux, puis de l’ingénierie appliquée en entreprise.

J’ai d’abord réalisé une thèse entre 2018 et 2022 en tant qu’ingénieur de recherche, portant sur les mousses polymères. Ces travaux étaient centrés sur la compréhension et la modélisation du comportement de ces matériaux notamment en fatigue, avec une forte composante expérimentale et numérique.

J’ai ensuite poursuivi avec un postdoctorat entre 2022 et 2024, consacré à l’étude de l’impact des défauts sur la tenue en fatigue des matériaux de fonderie. Cette expérience m’a permis d’approfondir les problématiques de mécanique de l’endommagement, de fiabilité et de comportement en service des structures.

Depuis 2024, je travaille chez MATandSIM. Mon premier poste était celui d'ingénieur calcul. J’intervenais principalement sur des problématiques de simulation numérique et d’analyse mécanique pour différents projets industriels. 

Quel est ton métier actuellement ? 

Depuis 2026, j’occupe un poste de chargé d’affaires chez MATandSIM. Mon rôle consiste à piloter des projets techniques en faisant le lien entre les besoins des clients et les équipes d’ingénierie. J’interviens à la fois sur les aspects techniques, organisationnels et commerciaux des projets.

Concrètement, cela comprend :

  • L’analyse des besoins clients et la définition des solutions techniques adaptées 

  • Le suivi et la coordination des études de calcul et de simulation 

  • La gestion des délais, des coûts et de l’avancement des projets 

  • Les échanges techniques avec les clients et partenaires 

  • La préparation des offres et le développement de nouvelles opportunités commerciales.

Grâce à mon parcours en recherche et en calcul scientifique, je conserve également une forte dimension technique, notamment sur les problématiques de mécanique des matériaux, de fatigue et de simulation numérique.

Qu'est-ce que tu apprécies dans ce métier ?

Ce que j’apprécie particulièrement dans ce métier, c’est la diversité des projets sur lesquels je travaille. Chaque mission apporte de nouvelles problématiques techniques, de nouveaux interlocuteurs et des contextes industriels différents, ce qui rend le quotidien très stimulant.

J’apprécie aussi beaucoup l’environnement d’une petite structure comme MATandSIM. Cela permet d’avoir une vision globale des projets, d’être impliqué dans des sujets variés et d’avoir un impact concret sur les décisions et l’évolution de l’entreprise.

Ce qui m’anime au quotidien, c’est justement cette participation active au développement de l’entreprise, autant sur les aspects techniques que sur la stratégie et l’organisation. J’aime contribuer à structurer les activités, développer de nouvelles opportunités et accompagner la croissance de la société tout en restant proche des problématiques d’ingénierie.

Et tes principaux défis ?

Les principaux défis de mon métier sont d’abord de réussir à concilier les dimensions techniques, organisationnelles et commerciales des projets. Il faut être capable de comprendre des problématiques d’ingénierie parfois complexes tout en respectant les contraintes de délais, de budget et les attentes des clients.

La diversité des projets est très enrichissante, mais elle demande aussi une forte capacité d’adaptation. Chaque client a ses propres enjeux, ses méthodes de travail et ses priorités, donc il faut savoir être réactif et trouver rapidement des solutions adaptées.

Quel regard portes-tu sur la formation à l'ENSTA ? 

Je garde un très bon souvenir de ma formation à l’ENSTA. J’avais choisi l’option Modélisation numérique ainsi qu’un master en matériaux et structures, ce qui m’a permis d’acquérir des bases solides en mécanique, simulation numérique et comportement des matériaux.

Cette formation m’a donné les compétences nécessaires pour poursuivre ensuite en thèse puis en postdoctorat. Elle m’a apporté à la fois des connaissances théoriques, des outils de modélisation et une capacité d’analyse qui ont été très utiles dans mes travaux de recherche.

À l’issue de ce parcours, je me sentais bien préparé et suffisamment polyvalent pour être pertinent sur le marché du travail. La combinaison entre la formation généraliste de l’ENSTA et mon expertise en fatigue des matériaux grâce à la thèse et au postdoctorat, est selon moi, assez différenciante, notamment pour des postes à forte composante scientifique et technique.

Le réseau Alumni a-t-il été utile dans ta carrière ?

Dans mon cas, le réseau Alumni a surtout permis de conserver un lien avec l’écosystème ENSTA et d’échanger avec d’anciens élèves travaillant dans différents secteurs. C’est un réseau intéressant pour obtenir des retours d’expérience, mieux comprendre certains métiers ou identifier des opportunités professionnelles.

De manière plus générale, le fait d’appartenir au réseau ENSTA crée souvent un premier lien et facilite les échanges, notamment dans des environnements techniques ou industriels où l’école est bien reconnue.

As-tu des conseils à donner aux étudiants de l'ENSTA ?

Je conseillerais aux étudiants de profiter au maximum de la diversité des enseignements et des opportunités offertes par l’ENSTA pour construire un profil qui leur ressemble vraiment.

Il est important de développer des bases scientifiques solides, mais aussi de chercher progressivement une spécialisation dans les domaines qui les motivent le plus. Dans mon cas, l’option Modélisation numérique et la spécialisation en matériaux et structures ont été déterminantes pour la suite de mon parcours.

Je pense aussi qu’il ne faut pas hésiter à multiplier les expériences concrètes : stages, projets, recherche, associatif ou échanges avec des professionnels. Ce sont souvent ces expériences qui permettent de mieux comprendre ce que l’on aime faire et de se différencier ensuite sur le marché du travail.

Enfin, je leur conseillerais de rester curieux et ouverts aux évolutions de carrière. On peut commencer dans la recherche, évoluer vers l’ingénierie appliquée puis vers des fonctions plus transverses, comme la gestion de projets ou le développement d’activité. Les parcours ne sont pas figés, et la polyvalence acquise à l’ENSTA est un vrai atout pour évoluer.