Et si on mettait des éoliennes dans le ciel ?

Entreprise, Innovation Énergies durables

Produire de l’électricité renouvelable à 1 000 mètres d’altitude grâce à des dirigeables -retenus au sol par un câble - équipés d’éoliennes : c’est le pari audacieux de Venturix. Fondée par l’ingénieur Guillaume Desrocques, la start-up, lauréate du concours Octo’pousse 2025, se positionne comme un nouvel acteur de l’éolien offshore.

J’avais envie de créer quelque chose qui vole et qui ne pollue pas, à l’image d’une bulle. Pendant 6 ans, j’ai évolué dans les 2 entreprises françaises spécialisées en aérostats. C’est un domaine où la France dispose d’un véritable savoir-faire et j’y ai vu l’opportunité de créer de nouveaux usages pour ces dirigeables captifs.

Guillaume Desrocques, Fondateur et dirigeant de Venturix

Une alternative compétitive à l’éolien offshore traditionnel associant innovation technologique et souveraineté industrielle.

Si le projet peut sembler un peu fou en apparence, il présente de nombreux intérêts. En premier lieu, son coût d’installation bien inférieur aux éoliennes offshore actuelles. L’absence de mât, remplacé par un câble, et la taille réduite du flotteur diminuent considérablement le coût de la structure. La position du système en altitude lui permet de capter des vents plus réguliers et plus puissants qu’en surface.

Autre atout clé : un temps de déploiement très court, de moins d’un an, possible grâce à un savoir-faire national et une chaîne de production située à plus de 90% en France. Ces éléments permettent d’envisager un coût de l’énergie équivalent à celui du gaz aujourd’hui et donc très compétitif, dans un contexte de forte augmentation de la demande en énergie aux niveaux européen et mondial.

« Nous envisageons une arrivée sur le marché en 2033 avec, pour la première année, une trentaine d’aérostats disséminés sur plusieurs parc éoliens offshore puis progressivement de plus grands volumes déployés en France et à l’international ».

D’ici là, un important travail de recherche et développement doit être réalisé : dimensionnement de la structure, stabilité du flotteur, résistance des matériaux… 

L’ENSTA partenaire scientifique de Venturix, vainqueur du concours Octo’pousse 2025

Le concours Octo’pousse créé par l’Ifremer avec le soutien du Technopôle Brest Iroise associe les 11 partenaires du Pôle Universitaire d’Innovation Blue Box, dont l’ENSTA, et propose un soutien global jusqu’à 250 000€. 

« Avoir remporté ce concours représente une très belle opportunité pour Venturix. Depuis janvier, nous avons pu recruter notre premier salarié et nous installer dans les locaux de l’ENSTA au sein de l’incubateur ENSTARTUPS.  Les premiers échanges avec des enseignants-chercheurs de l’école et de l’Ifremer ont démarré. Grâce à ces soutiens, Venturix prend une nouvelle dimension ».
 

De gauche à droite : Maryline Besnard, responsable de l’incubateur ENSTARTUPS, Yannick Argouac’h, enseignant-chercheur à l’ENSTA, Kévin Mehring, chercheur à l’Ifremer, Jules Houot, ingénieur à l’ENSTA pour Venturix, Pierre-Michel Guilcher, enseignant-chercheur à l’ENSTA, Guillaume Desrocques, fondateur et dirigeant de Venturix

Nos dernières actualités

École | Formation
"DG sur écoute" : Entretien avec Estelle Iacona

Dans un entretien accordé à Thotis, Estelle Iacona, directrice générale de l’ENSTA depuis 2025, présente les grandes orientations de l’école un an après la fusion entre ENSTA Paris et ENSTA Bretagne.

"DG sur écoute" : Entretien avec Estelle Iacona

Dans un entretien accordé à Thotis, Estelle Iacona, directrice générale de l’ENSTA depuis 2025, présente les grandes orientations de l’école un an après la fusion entre ENSTA Paris et ENSTA Bretagne.

École | Entreprise
Être ingénieure à la DGA

A l’initiative de l’association étudiante Ingéni’elles, jeudi 4 février, quatre femmes ingénieures à la Direction Générale de l’Armement (DGA) sont venues à la rencontre des étudiants de l’ENSTA pour présenter leur parcours et répondre à leurs questions

Être ingénieure à la DGA

A l’initiative de l’association étudiante Ingéni’elles, jeudi 4 février, quatre femmes ingénieures à la Direction Générale de l’Armement (DGA) sont venues à la rencontre des étudiants de l’ENSTA pour présenter leur parcours et répondre à leurs questions

Alumni | Formation | Recherche
Joséphine Monzac, la physique passionnément

Faire une école d’ingénieur est-il le meilleur chemin vers la recherche ? C’est en tout cas celui que suit Joséphine Monzac, ENSTA 2021 qui vient de soutenir sa thèse de doctorat, comme environ un tiers de chaque promotion du cycle généraliste de l’École.

Joséphine Monzac, la physique passionnément

Faire une école d’ingénieur est-il le meilleur chemin vers la recherche ? C’est en tout cas celui que suit Joséphine Monzac, ENSTA 2021 qui vient de soutenir sa thèse de doctorat, comme environ un tiers de chaque promotion du cycle généraliste de l’École.