Glider & Whales : à l’écoute des baleines

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Le projet Glider & Whales piloté par Flore Samaran enseignant-chercheur au Lab-STICC /ENSTA Bretagne porte sur l'observation des baleines. Financé par la fondation Total, il vise le suivi acoustique des signatures vocales de différentes baleines à l'aide d'un planeur sous-marin équipé d'un hydrophone. Du 1er au 11 mai 2017, une première série de mesures a été réalisée dans la zone du mont Walters (Océan Indien).

Ce projet vise l'enregistrement en continu des émissions sonores sous-marines via une méthode novatrice et non invasive : l’acoustique passive. L'hydrophone positionné dans le glider permettra d'écouter, dans des zones difficiles d'accès, les cétacés (espèces rares et menacés).

Comment ça marche ?

  1. Déploiement du glider
    Le glider est déployé depuis un navire et se déplace sous l'eau, pendant plusieurs jours / semaines, en planant enregistrant de nombreux paramètres.
  2. Réalisation des missions
    A chaque remontée le glider communique avec un pilote à terre. Il reçoit des ordres sur les missions qu'il doit réaliser.
  3. Traitement des données
    A la fin de sa mission, les données sont récupérées puis traitées à l'ENSTA Bretagne afin de dénombrer et identifier les baleines rencontrées et de comprendre leur environnement.

1ère campagne dans l'Océan Indien

Le premier trajet du glider s'est déroulé dans l'Océan Indien. Il a été déployé lors d'une campagne océanographique dédiée au Mont Walters, au sud de Madagascar.

Les très rares observations visuelles mettent en évidence que le sud de Madagascar est une zone favorable à ces baleines. Si l'objectif principal est d'étudier les baleines, tous les signaux sonores biologiques et anthropiques seront analysés afin de caractériser les espèces rencontrées le long du trajet et le bruit ambiant environnant. Ce premier inventaire permettra d’évaluer le potentiel de l’outil glider pour explorer des zones peu accessibles.

Le planeur sous-marin

Le glider SEA EXPLORER développé par l’entreprise française ALSEAMAR, est équipé, pour ce projet d’un hydrophone et de divers instruments de géolocalisation et de transmission/réception. Son autonomie est d’environ 750 km. Il se déplace à une vitesse de 0,5 nœuds, suffisamment lente pour lui garantir une bonne qualité d’écoute. Le glider peut prospecter jusqu'à 700 m de profondeur.

Le projet est soutenu par la fondation TOTAL

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