Catherine Delcroix, bâtir l’avenir avec la Fondation ENSTA

Alumni, École, Formation, Innovation, International Énergies durables

Cela fait déjà quelques années qu’après une très belle carrière dans l’ingénierie, Catherine Delcroix aurait pu se retirer dans le massif du Mont-Blanc et profiter d’une retraite bien méritée. Mais celle qui fut parmi les premières femmes diplômées de l’ENSTA n’est pas du genre à oublier d’où elle vient, ni ce qu’elle a reçu de la communauté ENSTA. Très investie dans l’association des anciens élèves, elle est aussi au tout premier rang des soutiens de la Fondation ENSTA.

Imaginez. Nous sommes à la fin des années 1960 et les jeunes femmes représentent moins de 5% des promotions des écoles d’ingénieurs. Catherine Delcroix, alors jeune bachelière mue par l’ambition de mener à bien de grands projets, fait pourtant le choix courageux de s’engager dans cette voie.

Après les concours, pour choisir l’école d’ingénieurs qu’elle va intégrer, Catherine Delcroix envisage d’abord son avenir sous l’angle du secteur d’activité que sa future formation lui permettra de rejoindre. Ce qu’elle veut, c’est participer à de grands projets industriels. Les navires, les plateformes offshores, les infrastructures maritimes exercent sur elle une attraction bien plus forte que les circuits électroniques. Exit donc Telecom, ce sera le Génie maritime, une des grandes et prestigieuses spécialités de la toute jeune ENSTA, héritière directe de l’École Nationale Supérieure du même nom.
 

Une fois son diplôme en poche en 1973, Catherine Delcroix part faire de l’ingénierie dans ce qui était alors l’Eldorado en matière d’énergie, les champs d’hydrocarbures de la Mer du Nord.

« Je suis arrivée sur le marché du travail peu de temps après la mise en exploitation de l’immense champ pétrolier d’Ekofisk, au large de la Norvège, et pile au moment de la découverte de Frigg, un gigantesque gisement gazier. Tout était à inventer et à construire, et les sociétés d’ingénierie françaises étaient particulièrement réputées. »

Le complexe offshore d'Ekofisk. Crédit : Boh/Wikipedia Creative Commons

Après avoir contribué à défricher le potentiel de la Mer du Nord à une époque où l’Europe devait faire face à un premier choc pétrolier, Catherine Delcroix revient à terre, assurant la direction de projets en ingénierie, et assumant des fonctions de direction générale pour différents groupes.

Membre de l’association des anciens élèves de l’ENSTA depuis sa sortie de l’École, Catherine Delcroix s’y est toujours beaucoup impliquée, jusqu’à en occuper la présidence de 1997 à 2001.

« J’étais déjà très investie au Bureau des élèves de l’École, et pour moi cela allait de soi de continuer cet engagement après l’obtention du diplôme. D’une part j’ai toujours été attirée par l’associatif, et il me paraissait primordial de maintenir le lien amical au-delà de chaque promotion. C’est aussi, avec les autres membres de l’association, l’opportunité de se poser la question de l’évolution de l’École et de son diplôme pour répondre aux besoins et aux attentes de la société, vis-à-vis de laquelle nous avons une responsabilité évidente. »

Cet engagement ne s'est jamais interrompu. Après l'association des anciens élèves, c'est désormais au sein de la Fondation ENSTA qu'elle souhaite mettre son expérience au service des nouvelles générations. 
 

Je suis particulièrement attachée aux questions d’égalité des chances, et soutiens toutes les initiatives permettant de faire en sorte que l’École joue à plein son rôle d’ascenseur social et de vecteur de parité, y compris pour les profils internationaux. D’ailleurs le développement de l’ENSTA à l’international est un autre sujet qui me tient à cœur, notamment par le biais de partenariats et d’accords de doubles diplômes.

Catherine Delcroix ENSTA 73

Mais l’axe stratégique de la Fondation ENSTA dans lequel l’expérience de Catherine Delcroix sera la plus utile, c’est sans conteste l’innovation et la création d’entreprises.

« J’ai toujours aimé réfléchir aux questions d’innovation et de stratégie d’entreprise, et depuis 2016 je suis Business Angel au sein de BADGE, les Business Angels Des Grandes Écoles, dont j’ai été vice-présidente jusqu’en juin 2026. Dans le cadre de la Fondation, j’apporterai une attention toute particulière aux projets des élèves qui auront le potentiel de se transformer en vrais projets d’entreprises, et à la façon dont nous pourrons les aider à se concrétiser. »

Après avoir contribué pendant des décennies à construire infrastructures et entreprises, Catherine Delcroix entend désormais participer à l’émergence des ingénieurs entrepreneurs et entrepreneuses de demain, quelles que soient leurs origines sociales et culturelles. Une autre façon, finalement, de continuer à bâtir l’avenir.
 

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